L’amour du mensonge III.
Le
« makar » du monde
©François
Celier. Ecrivain, Pasteur
Par séduction continue (éducation, tradition culturelle, média
quotidien) ou par inclination innée, les amants du mensonge ont pour seule alternative
d’affranchissement de leur addiction : revenir au bon sens de
nature foncière, privilégiant l’autonomie de la Vie et de la Vérité d’aussi
près que possible.
L’Evangile voue aux géhennes quiconque aime et pratique le
mensonge (Apo 22-15) et recommande ceci : Heureux qui ne se tourne
pas vers ceux que le mensonge égare (Psaume 40-5).
Le
prophète Esaïe (32-12) fustige ceux qui amènent par des mensonges la perte
des malheureux (victimes de leurs menteries).
En fait, d’innombrables citations bibliques exhortent à ne pas céder au
mensonge.
Dans le
Livre des livres est écrite cette révélation fondamentale :
l’adversaire le plus pernicieux et le plus redoutable de l’espèce humaine
demeure Satan (le diable) qui est menteur et le Père du mensonge (Jean
8-44), personnalité métaphysique dont j’évoquais la puissance précédemment.
Or le coran célèbre le recours au makar comme étant le meilleur
menteur et conspirateur du monde, à savoir Allah him self, suprême
législateur de la justice islamique par son dogme de la takkyia tant prisée
par Mahomet qui, à son exemple, l’éleva au rang de vertu ineffable.
Cet art de
la tromperie, qui trouve son fondement doctrinal dans l'islam, serait supérieur
aux vertus militaires de courage, de bravoure ou de sens du sacrifice… Les
couards, les collaborateurs de toutes espèces (ils sont légions) et leurs rusés
oulémas s’en frottent les mains !
Pourquoi
hommes et femmes de l’oummah semblent-ils
reconnaissants pour l’application de la takkyia ?
Qui pourtant les trompe et les persécute intimement ? Leur permettrait-elle
d’épanouir leur penchant pour la tromperie (le
cœur de l’homme est trompeur, rappelle Jérémie 17-9), pour la cupidité ou
le pouvoir sur autrui qu’offre l’exercice du mensonge ?
Posons d’emblée
la question : Qu'est-ce que la taqiyya pour l’immensité des croyants de
l’Oumma (plus d’un milliard trois cent millions d’individus) ? Ignorent-ils que
celle-ci est fondée sur un mot arabe évoquant la peur… Que sa force, sa
substance se love dans l’inconscient collectif, verrouillant le subconscient des
fidèles par l’artéfact du fatalisme ? Mektoub…
Sont-ils au
fait des diverses interprétations transhistoriques des oulémas et imams qui
les instruisent ? Perçoivent-ils les divers angles conjoncturels et les
conséquences qu’elles impliquent ? Estiment-ils qu’elle n’est qu’habileté manœuvrière
de dissimulation et de tromperie somme toute profitable ?
Comment la taqiyya
s'inscrit-elle dans la vision panoramique de l’éthique de l'islam, notamment relationnelle
avec les non-musulmans (ces maudits infidèles),
inexorablement invités à se soumettre de gré ou de force ? Par ailleurs,
comment la doctrine de la taqiyya régit-elle les interactions entre
musulmans et non-musulmans ?
Ce sont-là des
questions dont les réponses s’illustrent dans la réalité des nuisances qu’elles
recouvrent, cautionnées et couvertes par le parapluie dogmatique du Makar, l’absoluteur coranique du mensonge
mahométan.
Une sourate
(8 :30) expose un des principes asservissants de sa légalisation : Lorsque les incrédules usent de stratagèmes
contre toi, pour s’emparer de toi, pour te tuer où pour t’expulser, Allah use
aussi de stratagèmes… et c’est Allah qui est le plus fort en stratagèmes
(en tromperies).
Dans la crainte
d’une persécution, un des aspects préventifs de la taqiyya consiste à
masquer son identité religieuse car, selon la Charia, le mensonge est non seulement permis mais encore considéré
comme une obligation salutaire digne d’éloge.
Les
musulmans forcés de choisir entre renier l'islam ou être persécutés ont le
droit de mentir et de feindre même l'apostasie, pour déjouer une menace qui
pourrait les atteindre. Ils ont le « devoir » de mentir pour se
protéger de tout ce qui pourrait les affecter théologiquement, militairement et
bien entendu dans toutes négociations marchandes.
C’est ainsi
que la taqiyya permet aux Chiites de masquer aux Sunnites leur
appartenance confessionnelle en occultant leur propre croyance, mais aussi de
manière active, en priant et en mimant une conduite sunnite.
At-Taqiyya
fi'l-Islam (la
dissimulation dans l'islam) est un ouvrage savant qui met clairement en
évidence l'ubiquité et le large domaine d'application de la taqiyya. Toutes
les sectes islamiques en admettent le principe et la pratique. Bien entendu, la
diplomatie islamique la préconise à profusion.
Le verset
3:28 du Coran est souvent considéré comme un paradigme pour ceux qui usent de
la dissimulation envers les Kafirs (infidèles
et non-musulmans) : Si vous vous trouvez
sous leur autorité et que vous craignez pour vous, comportez-vous loyalement
avec eux en paroles tout en gardant en vous de l'animosité contre eux... Allah
a interdit aux croyants l'amitié ou l'intimité avec les infidèles plutôt
qu'avec d'autres croyants - sauf quand les infidèles sont placés au-dessus
d'eux. Si c'était le cas, qu'ils agissent « amicalement » envers eux
tout en préservant leur religion.
D’où le conseil
judicieux qui en découle communément : Souriez
à la face de certaines personnes alors que votre cœur les maudit. Ce qui pourrait
se décliner en un fabliau facétieux : Souriez
jusqu’à ce que vous, « ânes du désert » (appellation biblique
donnée aux ismaélites) soyez majoritaires
et que vous puissiez braire d’un même chœur triomphant.
Ainsi, tout
musulman à le droit de se comporter comme un infidèle : se prosterner
devant des idoles ou des croix en faisant mine de les adorer, pratiquer de faux
témoignages et même révéler à l'ennemi certaines faiblesses musulmanes car, même pratiquée hors de toute contrainte, la taqiyya ne conduit pas à un état
d'infidélité, même si elle présente un péché méritant le feu de l'enfer.
Par ailleurs, le mensonge est une forme sophistiquée de l'art
de la guerre. Toutes les armées du monde l’applique, évidemment, mais en
toute circonspection. Dans le coran, duper
l'ennemi est autorisé et encouragé par tous les fidèles ! C’est
pourquoi dans les guerre mahométanes, la pratique du mensonge est présentée
comme supérieure au courage.
Un postulat militaire prédomine en Islam : La guerre est le mensonge.
« La guerre
sainte » est une guerre de tromperie et non d'affrontement, car celle-ci
est intrinsèquement dangereuse et qu'il est possible d'atteindre la victoire
par la tricherie sans subir soi-même de dommages, enseignait Ibn Hajar (décédé en 1448), en prônant d’être très prudents à la guerre, tout en se lamentant et en pleurant (publiquement) afin de mieux duper les infidèles…
La
légitimité doctrinale du mensonge aux infidèles peut aller jusqu’à dénigrer l'Islam
et le Prophète lui-même, jusqu’à devenir assez convaincant pour tuer le crédule,
ou l’imbécile, qui s’y laisserait prendre.
Mahomet déclarait
à ses fidèles qu’Allah lui avait ordonné
d'entretenir le doute chez les gens tout comme il lui commanda de créer d’infinies
(et tatillonnes) obligations (religieuses
et culturelles), allant même jusqu’à déclarer qu’il
avait été envoyé
pour jeter un voile de confusion, en précisant même que celui qui vit sa vie dans la dissimulation
meurt en martyr. Le nec plus ultra
de la foi ! Mais hélas, une caution implicite aux candidats chahids ou islamikazes.
Le recours à
la taqiyya comme argument stratégique de combat, que ce soit pour une razzia classique,
butin, esclaves, captation de terre, influence politique ; ou bien d’une
guerre totalitaire, impliquant s’il le faut le reniement de l'islam et de Mahomet.
Ce sont-là des ruses tacitement admises, dans la mesure ou le critère intentionnel
(niya) reste pur en regard du
but : vaincre et dominer pour la gloire d’Allah !
Puisque les
musulmans croient que c'est Allah qui a révélé les versets de la taqiyya,
illustrés par le plus grand de ses prophètes, il est considéré comme le
responsable du mensonge, d’autant qu’IL se décrit lui-même comme le meilleur stratège,
le meilleur conspirateur, le plus trompeur, autrement dit le makar, le
meilleur menteur de tous les temps (p. ex. : 3:54, 8:30, 10:21).
Dans cette
perspective stratégique, la doctrine de l'abrogation affirme qu'en cas de
désaccord doctrinaux, les versets révélés plus tard dans la carrière de Mahomet
prennent le pas sur les versets antérieurs. Tout simplement génial dirait Machiavel !
Il faut
reconnaître à Mahomet un réel génie, magistralement démontré par l’inversion
des valeurs bibliques et historiques ; la réappropriation des prophètes
juifs antérieurs à lui-même en les déclarant d’office musulmans puisque soumis
à Dieu... Wouaouh !
De même, ses
stratégies de conquête du pouvoir en son temps, puis au cours des siècles, à
travers ses féaux qui les appliquent toujours. Néanmoins, il serait urgent,
voire vital, de s’interroger sur la source mystique à laquelle il s’abreuvait.
Elle se révélera prochainement comme un prodigieux vortex phagocytaire de la
civilisation Occidentale, et d’Israël en particulier. Mais là, le Seigneur de
Sion veille…
Ceci
explique les différences qui apparaissent d'une injonction pacifique mecquoise à un cri de guerre médinois, implacable contre les
mécréants des tribus environnantes, surtout juives depuis qu’Esaü conçut de la haine pour Jacob, (Ge
27-41). De siècle en siècle, ces deux courants jaillissent contre les infidèles
de la terre, et se répandent en cercles croissants (56 pays dominés à ce jour).
La plupart
des versets contradictoires du Coran découlent de ces deux inspirations
urbaines moyenâgeuses (7ème siècle, et de plus loin encore :
Babel et Eden…). C’est pourquoi les versets dits pacifiques et tolérants se
trouvent à proximité des versets violents et dominateurs.
Il n'y pas de contrainte en religion (2:256) allèguent subtilement cheikhs,
imams, oulémas, mollahs et ayatollahs initiés, pour montrer leur longanimité, sachant qu’en réalité ce
verset astucieux ne concerne que les
croyants soumis au monde clos de
l’Islam (masquant comme un arbre solitaire une forêt), à savoir les centaines
de versets coraniques ordonnant aux croyants de combattre tous les non-musulmans,
jusqu'à obtenir leur conversion ou, pour le moins leur soumission (8:39, 9:5, 9:29)
A la Mecque,
un message de paix et de coexistence était conjoncturellement à l'ordre du
jour. Mais après, l’Hijra (l’hégire ou émigration du Prophète de la
Mecque à Médine en 622), ayant acquis de la force militaire, nombre de versets
les incitant à passer à l'offensive furent alors révélés par l’ange Gabriel, accordant ses injonctions mystiques avec
les capacités croissantes de l'islam naissant.
Dans les
textes juridiques, ces recommandations relèvent de catégories hiérarchisées : patience
et passivité ; autorisation de châtier d’éventuels agresseurs ; de
combattre une population déterminée ; et enfin, le jihad ou guerre sainte (le
top !) c’est-à-dire, l’ordre divin d’attaquer globalement tous les non-musulmans.
La force numérique
du monde musulman constitue le principe étayant ses stratégies et sa politique. Celle
du jihad représente l’injonction
suprême pour répandre la foi par une guerre « sanctifiée » et la conquête
du monde, pour la gloire de celui qui fut choisi parmi 360 (et plus ?)
divinités préislamiques de la Kaaba
mecquoise.
D’une façon
ou d’une autre, prêché chaque vendredi dans les mosquées, enseigné dans les madrasas,
les camps d’entraînement militaire, paramilitaires et universitaires, c’est ce
corpus théologique qui est récité et
scandé aux musulmans du monde entier, du berceau à la tombe : lorsque l’islam est faible et minoritaire, les
prêches exhortent à se comporter selon les versets mecquois (patience, paix et
tolérance) ; quand ils sont forts et nombreux, ils doivent passer à l'offensive
en appliquant les versets de médinois.
Tromper
l'ennemi pendant une guerre relève d’une nécessité usuelle, défensive ou
offensive, mais dans le cas de l'islam, cela repose sur une stratégie élaborée durant
quatorze siècles : duplicité, tromperie, mensonge d’Etat, propagande perpétuelle,
chantage au pétrole, aux bombes atomiques, aux kidnapping (exemple du soldat
Guilat Shalit), trahisons diverses et mille autres perfidies mises en scène,
autant que possible sanglantes pour susciter la peur au plus grand nombre.
Relevant d’un ordre ontologique, la guerre contre les
infidèles prend de nos jours sa dimension pérenne, jusqu'à ce que tout chaos prenne fin et que toute religion
appartienne à Allah.
Pour
clore ce troisième volet de ma série sur le mensonge,
les paroles qui suivent s’adressent à certains musulmans ayant le sentiment d’avoir
été plus ou moins floués par l’influence culturelle et les traditions religieuses
qui sont les leurs. Las, ils ne sont pas les seuls à éprouver ce malaise. Cela fut
le cas d’innombrables individus en d’autres temps et autres systèmes religieux.
Mais il s’avère que dans le système de l’Islam, cela devient un problème majeur
concernant l’avenir du XXIème siècle.
Qui
que tu sois, ne sois pas un simple suiveur
soumis, ignorant ce qui ce trame en
arrière-plan de tes croyances et, s’il se peut, acquière l’autonomie de penser
par toi-même. En quelque sorte, apprend à marcher au-devant de toi sur le chemin que ta vie emprunta jusqu’alors, et tu deviendras un guide éclairé pour
toi, et peut-être pour d’autres.
Qui
que tu sois, tu n’as qu’une seule vie en ce bas-monde ! Remplis-la en
pleine conscience et assentiment de tes pensées avec tes actes… Sous le regard
de l’Eternel, notre Créateur qui n’est ni d’une petite ou grande religion, ni musulman,
ni catholique, ni protestant, ni orthodoxe, ni bouddhiste, ni hindouiste, ni existentialiste
athée, ou d’une quelconque dénomination religieuse échafaudée par l’ingéniosité
superstitieuse des hommes.
Bref,
nullement le fruit de concepts humains fondés sur la peur de l’au-delà de la mort…
L’Eternel,
créateur de tout ce qui existe est un Père juste, qui s’intéresse à toi et qui
ne te souhaite pas une mort violente, confuse ou stupide. Tu n’ignores pas que tout
homme, plus ou moins religieux, peut avoir le bon sens d’arrêter sa course un
temps pour faire le point sur la fiabilité de sa foi.
Qui
que tu sois, tu peux admettre que l’Eternel t’a doté d’une grande capacité de
raisonnement et d’une intelligence perspicace. C’est pourquoi IL t’interpelle parfois et t’invite à
être apte d’accomplir le destin qu’IL a
tracé pour toi. Sur ce chemin ouvert, dont tu ignores de quoi demain sera fait, saches que si tu
recules d’un pas, tu meurs ; si tu stationnes par crainte de l’inconnu, tu
meurs, mais si tu avances d’un pas, tu sondes une voie nouvelle basée sur le questionnement
du sens ta vie.
Ce
que le coran appelle Jahiliyya
« le temps d’ignorance et de confusion » peut cesser pour toi aussi,
comme il cessa un jour moi, et pour des millions d’autres personnes de part le
monde. Venant de l’athéisme, je suis devenu un homme de foi, en paix avec mon
Père Céleste, qui est aussi le tien ; sur notre terre, qui est aussi la
tienne. Or, tu n’es pas sans ignorer que le monde actuel pressent l’horreur d’un
embrasement atomique à l’horizon de notre décennie… Rien n’est plus triste que
de mourir hébété, alors que nous avons tous l’intuition d’une étincelle
d’éternité dans notre esprit.
Qui
que tu sois, frère humain, médite cette parole de Thomas Jefferson : L’homme qui ne craint pas la vérité n’a rien
à craindre du mensonge. Ou celle du prophète Malachie (3-8) : Un homme trompe-t-il Dieu ? Ou de
Jérémie (29-8) : Ne vous laissez pas
tromper par vos prophètes !
Alors,
quand bien-même ton Dieu traditionnel se désignerait-il comme le meilleur Makar du monde, considère ta propre voie
et la liberté d’être toi-même : un homme debout et digne sous le regard de
l’Eternel, ton Père.
François
Celier