Samedi 6
mars 2010 6 06 /03 /2010 22:21
De Babel aux
collines de Sion.Interview de F.Célier

Avis : La publication de cette interview est
soumise à l'autorisation de l'auteur.
François Cellier - francelier@gmail.com
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Pour aschkel.info et lessakele
INTERVIEW DE FRANCOIS
CELIER
Par Max Semory pour JerusalemPlus.tv et
Aschkel
Max Semory - François Celier, merci de revenir sur l’antenne de
Jérusalemplus.tv pour une nouvelle émission consacrée cette fois à
« Babylone ou Jérusalem », un thème antinomique qui vous est cher et qui
pourrait résumer le choix de civilisation auquel est confronté l’occident en
général et l’Europe en particulier : Babylone, la cité du matérialisme, de
la puissance et de la rébellion envers D…ou Jérusalem, la cité de l’esprit et
de la paix.
François Celier, quel est a votre avis l’état d’esprit de l’Europe en
regard de ce choix de civilisation ?
F. C.- De même qu’à la veille de la chute de l’empire romain,
sur un plan existentiel et métaphysique, je crois que notre civilisation
judéo chrétienne se trouve de nouveau à la croisée des chemins. En effet, face
aux attaques protéiformes des armées du jihad, ce qui prélude à un conflit
thermonucléaire, le choix qu’elle doit faire est crucial : Celui de
l’Esprit de Babylone ou celui de l’Esprit de
Jérusalem, et je dirais même plus, de
la Tour de Babel aux collines de Sion
pour toute l’humanité.
De tous temps, les réalisations des hommes excluent volontiers l’existence
du Créateur divin, sur les plans politiques, culturels et cultuels (nous
oublions parfois que l’être humain est aussi théologique).
Nos modernes cités urbaines illustrent l’esprit de la Tour de Babel de même
que celui de la cité de Babylone et toutes les deux symbolisent
l’ancestralité de la rébellion humaine envers le Créateur.
Au cours des siècles historiques, cet esprit inspire toujours des villes
aussi diverses que Dubaï, Shanghai, Moscou, Tokyo, New York et autres
mégapoles. La plupart de ceux qui les bâtissent ne rêvent qu’à la grandeur, la
force ou l’opulence, et la centralité des pouvoirs.
Jadis, tel un poing dressé, la Tour de Babel voulut attenter au ciel ;
de même que Babylone sur les peuples d’alentour, qui déploya l’arrogance de son
génie par son prestige et sa puissance. Toutes deux illustraient l’orgueil de
l’homme cherchant à supplanter le Créateur en se fondant sur l’argument du
soupçon en Eden : L’Eternel D’…
a-t-il dit ?
Ce raisonnement séditieux se poursuivit de siècles en siècles, jusqu’à
l’actuel relativisme de tout ce qui existe, de même qu’à l’inversion des
valeurs de dignité humaine et de beauté de la vie.
Au cours des âges, l’esprit de Babel et de Babylone à toujours suscité de
fortes personnalités charismatiques, entourées de serviles collaborateurs.
Nombre de ces dictateurs et despotes, aspiraient à la puissance, à la
domination, aux privations de liberté de penser, de dire et de vivre pour
eux-mêmes ; à leur asservissement par une même Loi, une même idéologie. Ce
qui répond parfaitement au programme totalitaire de l’Islam : un Califat
impérial, politico-théocratique, conforté par l’improbable avènement du 12ème Messie
coiffé d’un turban persan.
M. S. Dans un article publié récemment et justement titré
« Babylone ou Jérusalem ? », vous écrivez que, faute de vision
salvatrice, ce qui accentue l’affaiblissement de l’occident, européen
notamment, c’est le fatalisme d’être voué au matérialisme, au consumérisme par
les voies dévoyées egocentriques de l’économie de marchés iniques de la finance
internationale, toutes deux inféodées aux lois des plus nantis en richesse
énergétiques ou encore, en détenant l’arme suprême du nucléaire.
L’Europe choisirait donc Babylone ? Est-ce un choix
irréversible ?
F. C. Depuis plus de 3500 ans, l’Esprit de Jérusalem s’oppose
radicalement à celui de la Tour de Babel et de Babylone. La civilisation
actuelle est placée devant un choix crucial et, malheureusement, tous les
indicateurs sociétaux, économiques et politiques nous indiquent qu’elle
continue à faire le mauvais choix, c’est-à-dire encore et toujours celui de la
Tour de Babel et de la cité de Babylone.
Par l’aveuglement cupide de ses dirigeants et contre le gré de ses peuples,
l’Europe s’est laissé entraîner dans un processus d’islamisation nommé Eurabia.
Cette politique insidieuse fut crée par une volonté d’immigration massive
de quelques politiciens et idéologues dans le but de former une société
parallèle, dans un premier temps….
Depuis lors, ce projet arabo-européen tente de coloniser la plupart des 26
pays de l’Union pour en faire un essaim de populations –soumises-, afin de
grossir le milliard de musulmans de l’oumma.
C’est pourquoi s’érigent méthodiquement un peu partout dans la vieille
Europe, des milliers de mosquées, gérées par des imams au double langage, sous
le contrôle d’idéologues islamistes farouchement irrationnels.
Elles poussent comme des champignons urbains avec la complicité des
autorités autochtones, qu’elles bafouent au passage, en distillant ses dogmes,
sa Charia et ses interdits dans les têtes docilement prostrées de millions de
noirs, bruns ou blancs, s’agenouillant en cadence front contre terre.
Manifestement soumis.
Appliquant graduellement sa colonisation, tantôt en babouches feutrée,
tantôt en cimeterres terroristes, les musulmans s’implantent rue par rue,
quartier par quartier, jusqu’à des villes entières. Dès lors, ils subornent,
par pression démographique, chantage financier ou électoraliste, les autorités
occidentales et leurs citoyens, à qui l’on dénie le droit d’en débattre, de
contester et de s’insurger.
Bouches bâillonnées, pensée unique, volonté inique, et surtout « pas d
vagues ».
Comme le dit si bien Mme Bat Yé’Or, ceux qui nient ces
évidences sont ceux-là même qui y participent.
La moitié des 54 millions de musulmans vivant en Europe considèrent leur
loyauté à l’islam plus importante qu’à l’égard de leurs pays d’accueil. A moins
qu’ils ne soient de connivence, les 26 chefs de gouvernements européens
devraient s’en alarmer d’urgence !
A défaut d’un Charles Martel français, il serait temps de trouver le leader
d’une Résistance
De
Salut
Public
(RDSP), dans le vivier de ceux qui se rebellent et
se lèvent de plus en plus nombreux ; ou un homme politique à la Geert
Wilders, pour se dresser contre le Jihad européen, déjà en guerre depuis un
certain 11 septembre 2001.
Le leader actuel du Hezbollah à déclaré une parole très significative
: « Nous aimons la mort plus que la vie » !
Or, la Torah appelle les hommes à vivre : J’ai mis devant toi la
vie et la mort, choisis la vie afin que tu vives.
Et l’Evangile nous informe que « la mort est notre dernier
ennemi » (y compris les adorateurs de la mort).
A cet islam mortifère, nous citoyens de pays libres devons répondre par une
réaction d’autant plus radicale.
Par ailleurs, la nouvelle stratégie du Hezbollah émanant des Ayatollahs de
Téhéran, manigance de récupérer l’image d’un Jésus palestinien pour en faire le
clone mensonger du 1er résistant et martyr qui
se soit dressé face aux juifs…
Donc, le mois du carême chrétien deviendrait une commémoration de la
résistance de Jésus, 1er martyr palestino-chrétien
tombé dans son combat contre les juifs ?
Cette inversion de la vérité historique est diabolique ! Alors
que de nos jours, des dizaines d’églises sont détruites et des centaines de
chrétiens sont massacrés dans les pays musulmans… dans la plus grande
indifférence de l’Occident !
En tant que disciple de Jésus le juif, l’être le plus humaniste et
admirable de tous les temps, je m’élèverais toujours contre cette monstrueuse
aberration des adorateurs de la mort !
M. S. Comment voyez-vous l’esprit de Jérusalem ?
F. C. Cette modeste cité symbolise la paix et aspire au salut
de l’homme par l’intervention de L’Eternel.
Mais pour se préserver du scandale de la mort et du néant, l’homme préfère
ses fantasmes intellectuels et ses illusions technologiques. Pourtant, il
n’ignore pas l’intuition d’éternité qui habite au fond de sa conscience.
C’est la raison pour laquelle, depuis l’aube des temps, des populations
entières ont été grugées en adorant toutes sortes de Messies et de Paradis
posthumes, s’avérant maléfiques dans leurs finalités, tels les totalitarismes
Staliniens, Maoïstes ou Hitlériens.
De nos jours, ce serait le Paradis d’Allah que les mahométans imposent à
l’Europe, de gré ou de force.
Or, ce Paradis-là, bien qu’estampillé hallal, ne paraît ni cachère, ni
judéo-chrétien, ni crédible en rien.
A Contrario, dans sa quête incessante du sens de la vie et d’un monde
meilleur, Jérusalem et
l’Amour de Sion représentent la meilleure alternative pour l’homme qui
aspire à une relation avec son créateur, l’Eternel.
Dès lors, un sentiment d’émerveillement pour sa prodigieuse ingéniosité et
la beauté de sa création pourra l’emplir de gratitude, de louanges et de paix
intérieure.
En réponse à votre question sur l’Esprit de Jérusalem, il représente pour
moi un esprit d’harmonie avec le monde, impliquant toute la palette des
valeurs les plus édifiantes pour le bonheur des hommes et femmes.
Dans cette harmonie en devenir, Jérusalem, capitale éternelle d’Israël,
aspire à n’être qu’une ville de sainteté spirituelle, de valeurs éthiques et de
justice.
Aussi, cette petite ville, véritable microcosme de l’humanité est bien plus
que la cité de David ne le fut ; bien plus que la capitale unie et
indivisible de la renaissance providentielle d’Israël, est infiniment plus
encore que tout ce que les hommes peuvent imaginer.
Le prophète Ezéchiel nous en a tracé les plans, montré la qualité
exceptionnelle de ses matériaux et la splendeur de son rayonnement. Que l’on
soit croyant ou non, Jérusalem se révèle à tous ceux qui le désirent
sincèrement. Elle leur offre alors les signes d’un royaume à venir
qui, vu les menaces d’atomisation de ses murs, ne saurait tarder…
M. S. Dans votre publication « Le sacre de
l’obscur », vous écrivez, à propos de Durban 2 de triste mémoire, ce qui
pourrait bien être l’épilogue de notre entretien sur le choix de civilisation
amorcé par l’Europe :
« Ces quatre jours vont marquer le monde par la honte ou l’esprit de
résistance. Il s’agit d’une bataille idéologique mais aussi d’un conflit
métaphysique dans lequel les pays occidentaux qui s’y impliquent y perdront
leur âme mais aussi l’essentiel des droits universels donnant sens et valeurs
au droit humain de nos démocraties ».
Pouvez-vous être plus explicite?
F. C. Ce qui
sera affaibli ou mutilé se rapporte aux libertés concernant la laïcité ; la liberté
de dire et de critiquer, notamment l’islam, péril majeur de notre temps ; le
droit des femmes (traites, mutilations sexuelles, lapidations, mariages forcés,
défaut d’éducation, etc.) ; celui des minorités chrétiennes en terres d’islam
(condamnées à disparaître); l’esclavagisme des populations noires (toujours
vendues dans les pays du Moyen-Orient). Etc.
Cette défaite de Durban II procure aux pays musulmans un outil de chantage
juridique sur l’Occident démocratique et judéo-chrétien ; de même que dans
tous les territoires du monde répertoriés comme étant infidèles à
l’islam.
Ce Durban-II genevois n’a fait que favoriser l’inversion des responsabilités
pénales, au bénéfice du Droit d’une Charia moyenâgeuse ; le détournement des
outils législatifs contre le racisme, la xénophobie et l’intolérance, ainsi que
toutes sortes de discriminations.
En fait, cette
conférence de Genève, hyper médiatisée, constitue la première forfaiture du
XXIème siècle des pays occidentaux. La peur irrationnelle de leurs élites
dirigeantes, leurs experts politologues et penseurs de renom se sont associés à
cette tromperie publique en la cautionnant par leur simple présence, ils ont en
fait, favorisé la montée en puissance des régimes terroristes qui, dès lors,
peuvent mettre en place leur vieille Charia et leur Jihad fantasmatique.
Par ailleurs, toute
l’orchestration de Genève-Durban II eut pour objectif la diabolisation d’Israël
et la prééminence de l’Islam sur toutes les religions et démocraties du monde
libre.
L’esprit de 1938 fut celui de la trahison des valeurs occidentales des Droits
de l’Homme de 1948, fondés sur le judéo-christianisme ; celui de Durban
II. à entériné cette trahison de l’honneur et de la vérité, en pleine
connaissance de cause de la part de ses initiateurs.
En 1938, après avoir asservi l’Autriche et les Sudètes, Hitler célébra sa
puissance montante par la « nuit de cristal »… Inaugurant sa démence génocidaire, il galvanisa le côté
obscur de l’inhumanité européenne, pourtant civilisée et christianisée. Quelle terrible
malédiction dut peser sur les esprits de millions d’européens, de ses élites
intellectuelles jusqu’aux plus modestes de ses sujets…
Or, voilà que soixante douze ans plus tard, les fils et filles de ces
populations perçoivent ce même sentiment : l’odeur de la peur et de la
lâcheté, dans la caste politique et ses tambours médiatiques, chez leurs
élus locaux et leurs maîtres à penser...
Et par ailleurs, outre Atlantique d’où ne viendra plus le secours des GIs…
Désormais, ils refuseront de mourir pour une Europe aussi lâche
qu’ingrate ; d’autant que leur Président actuel, bien qu’apostat de
l’Islam de son enfance, se trouve bizarrement à l’abri des fatwas des Gardiens
du dogme coranique… Son aura d’icône cathodique, au sourire enjôleur et
carnassier, parade toujours, lançant de gauche et de droite sa rhétorique
concoctée dans les laboratoires de la pensée lénitive pour son prompteur
ping-pong…
En me souvenant des procès de l’Histoire, tels Socrate, Jésus, Jeanne
d’Arc, Napoléon, Eichmann, Lénine, Trotski et quelques autres, il m’arrive de
rêver d’un procès posthume concernant le Prophète
(1).
À quand des sommités scientifiques courageuses, capables d’élaborer une
plaidoirie basée sur les textes eux-mêmes : coran, sirah, hadiths,
pourront nous démontrer que l’Islam est intelligible aux millions d’ignorants
occidentaux, dont je suis.
A ce moment-là seulement -du moins sur le sol européen-, personne ne voudra
plus jamais en entendre parler !
En bonne intelligence et foi de bon aloi.
Assurément.
© François Celier. Pasteur. Ecrivain.
(1) Qui n’a rien à voir
avec Un Prophète primé aux Césars du cinéma français
comme le meilleur film de l’année
(2) http://www.jerusalemplus.tv/templates/jplus/images/spacer.png
(3) http://www.aschkel.info/article-de-babel-aux-collines-de-sionf-46178365.html
Son dernier ouvrage
Edition Cheminements

Auteur : François Celier
ISBN : 978-2-84478-716-
Pages : 12 X 20,5 cm, 368 pages
Collections : Ma part de vérité Prix : 20.00 €
Description : Il était temps de débusquer les
renards de la pensée unique, d’assainir sa raison et, si cela nous chante, de
dire que Dieu existe sans être raillés par des censeurs patentés, ou même
d’avoir de l’amitié pour Israël et les Américains sans être médiatiquement
lynchés. Les illusions de mai 68 n’iront plus ensemencer les fleurs du mal dans
les lycées et universités. Cette liberté recouvrée confondra les tenants d’un
jihad en puissance et confortera ceux qui aspirent au protestantisme d’un islam
rimant avec laïcité.